Adaptation aux changements climatiques : Comment les agriculteurs aident à réduire les inondations dans les villes

novembre 21, 2019

Aider les collectivités à devenir plus résilientes fait partie de la raison d’être de notre entreprise. Pour cela, nous établissons notamment des partenariats avec des organismes de bienfaisance qui mettent en place des solutions concrètes de protection contre les événements météorologiques extrêmes; ainsi, nous aidons les Canadiens à s’adapter aux changements climatiques. Voici le troisième article d’une série sur les projets mis de l’avant par nos partenaires dans le cadre du programme de subventions d’Intact pour les actions d’adaptation. Vous avez raté le deuxième article? Cliquez ici pour le lire.

ALUS Kurt
L’agriculteur Kurt MacSweyn discute des mesures
qu’il a prises pour réduire les risques d’inondation
dans d’autres collectivités.

Pour le groupe de 45 personnes qui visitaient des fermes à l’est d’Ottawa par une belle journée ensoleillée d’octobre, les inondations printanières étaient le dernier de leurs soucis. Du moins, jusqu’à ce qu’elles commencent à discuter avec des agriculteurs près de Vankleek Hill, en Ontario.

« Toutes les terres dans cette région sont drainées par un réseau de tuyaux souterrains vieux de 60 ans qui acheminent les surplus d’eau dans un fossé à proximité. Lorsqu’il pleut abondamment ou que la neige fond rapidement, toute cette eau est pompée dans les fossés en même temps. Le niveau des cours d’eau monte instantanément et ça crée un effet boule de neige en aval, et c’est à ce moment que les grosses inondations printanières se produisent », explique Kurt MacSweyn, qui cultive le maïs, le houblon et le soya sur sa ferme près de la rivière Rigaud.

Les changements climatiques ont entraîné une augmentation des inondations printanières. Plusieurs personnes du groupe de visiteurs vivent tout près d’Ottawa et ont vu d’elles-mêmes les dommages causés par la crue importante des eaux qui s’est produite au printemps dernier à la suite des pluies abondantes et de la fonte des neiges. Les dommages assurés en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick se sont élevés à près de 208 millions de dollars.

Les zones tampons aident à réduire les risques d’inondation

Pour aider à réduire les inondations en aval, M. MacSweyn a planté des arbres, des arbustes et des plantes à fleurs le long de la rivière qui traverse ses 30 acres de terre. Cette zone tampon a permis de réduire le volume d’eau qui provenait de ses terres et se déversait dans la rivière. Elle permet également de filtrer l’eau et de s’assurer qu’une eau plus propre se déverse dans la rivière.

M. MacSweyn participe à un programme d’ALUS Canada qui soutient financièrement les agriculteurs et les éleveurs pour des projets favorisant une utilisation différente de leur terre (plantation d’arbres, restauration de milieux humides, aménagement de bassins de retenue, etc.) afin de réduire les risques d’inondation pour les populations qui vivent en aval. Intact s’est associée à ALUS Canada pour financer des projets dans les régions d’Ottawa, en Ontario, de Calgary, en Alberta, et de Brandon, au Manitoba.

Ces projets sont réalisés sur des terres qui ont peu de valeur sur le plan agricole. En plus de réduire les risques d’inondation, ils permettent aussi aux agriculteurs de retenir l’eau sur leurs terres pour combattre les périodes de sécheresse estivale et augmenter la biodiversité. Mike MacGillivray, qui a planté plus de 5 000 arbres et arbustes indigènes, remarque déjà que la faune est plus active sur sa ferme.

« Nous avions l’habitude de ne voir que très peu d’oiseaux suivre notre troupeau dans les champs, mais maintenant, nous voyons des volées d’hirondelles, beaucoup de couleuvres et également des araignées », commente-t-il.

Vous travaillez pour un organisme de bienfaisance qui veut protéger les Canadiens contre les extrêmes météos? Nous cherchons des partenaires qui nous aideront à renforcer notre résilience climatique. Consultez notre site Web pour en savoir plus sur notre programme de subventions.